1. Définir clairement qui a contribué et dans quelle mesure
Avant de parler pourcentages, il faut lister toutes les parties prenantes. Pour chaque morceau ou projet, notez nom, rôle (musicien, parolier, beatmaker, etc.), statut juridique (personne physique ou morale) et coordonnées.
- Exemple concret : une session rap avec un beatmaker, deux MCs, un refrain chanté et un producteur exécutif.
- Décrire précisément la part de chacun (ex : “Paroles couplets - 60%, Refrain chanté - 20%, Musique/beat - 20%”).
2. Attribuer les pourcentages de manière transparente
La grande question : comment répartir ? La règle n’est pas écrite, mais il existe plusieurs pratiques recensées :
- Répartition équitable entre auteurs-compositeurs “collaboratifs” (50/50, 25/25/25/25…)
- Pondération selon implication réelle (ex : lead writing 60%, complément 40%)
- Exclusion des “inspirations” non formalisées (ceux qui conseillent mais ne créent pas n’ont, en principe, pas de part)
Important : Prendre le temps de discuter collectivement, pour éviter les ressentiments ou tensions a posteriori. Certaines scènes indés françaises recommandent un split “50/50 systématique” dès que deux artistes créent ensemble, pour éviter les débats sans fin (cf. Tidal, article “Why Songwriting Splits Are So Important”, 2023).
3. Rédiger et signer : un split sheet, ça tient toujours sur une page
Il n’y a pas de modèle imposé. Pour l’aspect juridique, voici les éléments à intégrer :
- Titre du morceau ou du projet (préciser si inachevé ou titre de travail)
- Noms, rôles, coordonnées, signature de chaque contributeur
- Répartition du copyright (pour chaque Catégorie : paroles, musique, production)
- Date de finalisation du split
- Clause de révision, ou indication “split sheet définitif après signature”
Un PDF signé, envoyé à chaque participant (idéalement également à vos éditeurs/labels), devient alors la “preuve” opposable.