La collaboration musicale n’a jamais été autant encouragée qu’à l’ère du streaming et du do-it-yourself. Featurings, créations collectives, groupes éphémères et projets transfrontaliers pleuvent, et bousculent la manière de penser, de créer et surtout… de partager l’argent généré par un morceau. Distribuer équitablement les revenus va bien au-delà du simple « on fait 50/50 » – chaque titre collaboratif soulève des questions de droits, d’équité, et parfois de gros malentendus, même entre amis.
Selon la SACEM, plus de 30 % des œuvres déposées en 2022 étaient signées par plusieurs créateurs (source). Avec la multiplication des plateformes (Spotify, YouTube, Apple Music) et des canaux de monétisation (streams, synchros, ventes physiques et numériques), comprendre les subtilités du partage devient indispensable. Une mauvaise attribution peut entraîner jusqu’à 3 ans de blocage de droits sur un titre, selon la Fédération Internationale de l’Industrie Phonographique (IFPI).