Rien n’oblige légalement à signer un contrat de collaboration pour faire un morceau ensemble. Mais en cas de succès (ou de litige), l’absence de contrat ouvre la porte à toutes les contestations. Or, la plupart des plateformes (Spotify, Apple Music...) et gestionnaires de droits (SACEM, SCPP, Adami, Spedidam) vont exiger des documents clairs sur la répartition pour rémunérer les parties.
Selon le Guide SACEM Collaborations Musicales :
- Pas de contrat = risque de blocage à la création ou lors de la sortie d’un track.
- Pas d’accord = difficultés à percevoir ses droits lors des diffusions (radio, streaming, salles, TV...)
Un contrat écrit, même simple (mail, attestation signée à la main), facilite la vie de tout le monde. Il trace une ligne de démarcation claire entre les rôles de chacun (auteur, compositeur, arrangeur, interprète, producteur). En pratique, 78 % des artistes ayant “contractualisé” affirment n’avoir rencontré aucun problème majeur lors d’une exploitation commerciale (IRMA, Centre d'Information et de Ressources pour les Musiques Actuelles).