Le mythe du génie solitaire appartient déjà au passé, surtout pour celles et ceux qui évoluent dans le web indie, les scenes alternatives, ou les collectifs de création. Pourtant, rares sont les artistes et producteurs qui anticipent la question des droits d’auteur lorsqu’une œuvre est signée à quatre mains (ou plus). Dès lors, quand un titre, une pochette, un clip est le fruit de plusieurs univers, à qui appartiennent vraiment les droits ? Qui décide de sa diffusion, de son exploitation, et qui perçoit les royalties ? Ces interrogations, loin d’être de simples débats juridiques, empoisonnent parfois la vie de groupes, de graphistes, de beatmakers ou d’équipes en résidence. Parfois jusqu’à la rupture.