Aujourd’hui, un morceau est disponible simultanément sur des dizaines, voire des centaines de plateformes (Spotify, Deezer, Apple Music, Amazon, TikTok, YouTube...). Chacune s’appuie sur des métadonnées pour répertorier, référencer et rémunérer les artistes. Les revenus numériques (streaming, téléchargement, etc.) sont redistribués grâce à ces informations, calculées chaque jour par des algorithmes.
- Un morceau dont l’ISRC est erroné ou absent : risque fort de ne générer aucun revenu attribué à l’auteur/propriétaire réel.
- Un mauvais mapping des ayants droit : les droits voisins, d’auteur, ou de synchronisation, sont redirigés au mauvais destinataire ou restent gelés.
- Des crédits incomplets : un featuring ou un producteur secondaire peut facilement passer à la trappe, privant une équipe entière de sa part.
D’après la DDEX (Digital Data Exchange), jusqu’à 25% des fichiers de musique distribués en 2023 comportaient des erreurs de métadonnées ayant un impact direct sur la rémunération (source: DDEX, 2023). Sur le terrain, cela se traduit pour un label indé du Grand Est par plusieurs centaines d’euros perdus chaque année — sinon plus.