Les chiffres liés à la rémunération des artistes dans la musique enregistrée sont éloquents : selon l’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry), sur 100$ générés par la musique en streaming, 25$ en moyenne vont aux détenteurs de droits principaux (artiste/label), alors que le reste se répartit entre plateformes, distributeurs, et sociétés de gestion collective.
Or, sur ces 25$, il existe une opacité et une complexité considérable : la multiplication des canaux de diffusions, la fragmentation des exploitants (Spotify, Apple Music, YouTube, TikTok…), et la diversité des sociétés de gestion (SACEM, ADAMI, SCPP, SPEDIDAM…) démultiplient le nombre de lignes à surveiller pour chaque œuvre. Cela provoque des oublis, des erreurs et, trop souvent, des pertes de revenus considérables pour les créateurs.
C’est dans ce contexte numérique foisonnant que la veille active sur ses droits d’auteur (auteur/compositeur) et ses royalties (interprète/producteur) devient un enjeu vital.