La numérisation de la musique a démultiplié les usages dérivés, parodies, remix, créations collaboratives et reprises virales. D’après l’association Music Managers Forum France, plus de 23% des nouveaux artistes subissent un usage non autorisé de leur création dans l’année suivant leur première publication.
L’émergence de l’IA générative pose aussi une nouvelle problématique : une chanson générée “à la manière de”, ou modifiée par une IA, peut-elle porter atteinte au droit moral de son auteur ? Plusieurs litiges sont en cours : la Sacem et la CISAC (Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs) réclament l’extension de la protection du droit moral face à ces nouveaux risques (CISAC, 2023).
Pour le secteur indé, c’est souvent le dernier rempart face à ce “grand lessivage” des œuvres où le nom se manipule, la création se tord sans contrôle… et où la reconnaissance de l’artiste risque de passer à la trappe.