Depuis plus d’une décennie, la multiplication des collaborations et featurings dans la musique indépendante modifie les pratiques du secteur. Si le flou artistique des débuts témoignait d’une belle énergie DIY, les imprévus administratifs, litiges sur la répartition des droits ou disparition d’une version finale par manque de cadre officiel, ont refroidi plus d’un collectif ou binôme d’artistes.
En 2022, selon le rapport SNEP, près de 62% des singles à succès en France reposaient sur un featuring. Au niveau indé, la dynamique est aussi très forte, car ces collaborations sont un levier d’exposition, de création et, parfois, de mutualisation de moyens. Pourtant, d’après la SACEM, plus de 40% des différends déclarés par ses membres en 2019 concernaient l’absence ou la mauvaise rédaction d’un accord formel sur les collaborations ou featurings.
Formaliser un contrat, ce n’est pas brider la créativité, c’est donner un cadre d’expression stable et sécurisé à chaque partie, pour éviter de polluer la musique avec des malentendus juridiques plus tard.