Cocréer à partir du matériel existant
Une méthode éprouvée consiste à “sample” ou reprendre un titre-clé de l’un devenant base de départ de la séance d’écriture. Quelques modalités courantes :
- Remixer un morceau en inversant les rôles (chanteur de l’un, beatmaker de l’autre, ou vice versa)
- Écrire des paroles sur une instru de l’autre, avant de travailler la mélodie
- Créer une setlist hybride pour les concerts, avec passages d’improvisation
Session en studio en mode “ping-pong”
La méthode “ping-pong” est citée par de nombreux artistes : on travaille à tour de rôle, chacun apportant une modif/subdivision/remix sur la proposition du partenaire. Ce travail itératif amène souvent des combinaisons inattendues, à l’image de la collaboration entre Thom Yorke (Radiohead) et Flying Lotus pour ‘…And the World Laughs with You’. (Pitchfork).
Exploration de nouveaux formats de composition
Sortir du format “chanson classique” au profit de :
- Pièces instrumentales expérimentales
- Improvisation totale en live ou captation filmée
- Travail collaboratif à distance, grâce à des plateformes comme Splice ou Soundation. Selon le site Sound On Sound, plus de 54 % des projets collaboratifs réalisés en 2022 dans la musique électronique sont nés via le cloud workspace.
Dépasser la composition : visuels et storytelling
Fusionner deux univers, c’est aussi penser l’image commune : visuels, pochettes, clips, réseaux sociaux, scénographie de concert. Les collaborations à fort impact mettent en place une identité graphique inédite. Par exemple, le collectif Bon Entendeur (fusionnant storytelling vocal et musique électronique) a bâti sa notoriété sur des visuels bicolores uniques et une esthétique cohérente sur toutes les plateformes. (France 3 Régions).
Définir les rôles et préserver les signatures identitaires
Plutôt que de pousser à la dilution, la technique la plus saine consiste souvent à attribuer à chaque artiste un “espace signature” au sein de chaque morceau ou performance. Cela peut se faire :
- Par la structure du morceau : couplets signés l’un, refrains ou ponts par l’autre
- Via l’orchestration : laisser chaque musicien apporter ses textures propres (exemple : instruments traditionnels d’un côté, électronique de l’autre)
- Par l’alternance entre titres introspectifs et pièces à haute énergie