Créer un mix de qualité, ce n’est pas chercher à imiter absolument la production pop internationale ultra-formatée. Les “imperfections” du DIY, quand elles sont assumées, peuvent devenir la patte sonore distinctive d’un(e) artiste ou d’un label indé : saturation légère, basses mises en avant, voix intimes… L’authenticité, quand elle est pensée et maîtrisée, devient une signature (cf. Billie Eilish/Finneas, qui mixaient dans leur chambre les tubes du premier album, Grammy à la clé, Rolling Stone).
L’éclatement des outils numériques et la possibilité de tout faire soi-même permet aujourd’hui à chaque producteur.se indé du Grand Est – ou d’ailleurs – de faire entendre une musique aussi identifiable que les plus gros labels, à la condition de conserver l’exigence technique au service de la vision artistique.