Créer une chanson, c’est faire naître une idée, lui donner une forme, la partager. Mais pour qu’elle appartienne réellement à son ou ses auteur(s), un passage obligé veille au grain : la déclaration auprès de la Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique). Il ne s’agit pas d’une formalité anodine, mais d’un acte fondateur, tant pour la protection de la propriété intellectuelle que pour la rémunération et la reconnaissance de l’artiste.
Depuis la création de la Sacem en 1851, c’est par elle que transite la collecte et la redistribution des droits d’auteur en France. Selon les chiffres de la Sacem, plus de 2 500 000 œuvres y sont déclarées chaque année (Sacem), avec une répartition de droits ayant atteint près de 1,1 milliard d’euros en 2022. Au fil des années, la déclaration d’une œuvre constitue un véritable passeport pour tout artiste souhaitant s’assurer que sa création ne soit ni volée ni exploitée sans compensation ou reconnaissance.
Mais comment, concrètement, faire reconnaître son morceau ? Quels sont les pièges à éviter lorsque l’on agit en indépendant ? Plongeons dans les rouages de la déclaration auprès de la Sacem.